Déjeuner de Presse sur la 1ère conférence régionale de l’OMS sur le financement de la vaccination

Conférence régionale sur le financement de la vaccination: le SPONG organise la société civile

Les 24 et 25 février 2016, les ministres de la santé et les ministres des finances de l’Afrique se réuniront à Addis-Abeba sous l’égide du Bureau régional de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à l’occasion de la première Conférence ministérielle sur la vaccination en Afrique. La société civile issue de 17 pays d’Afrique a lancé un appel aux ministres qui seront à cette rencontre.

Les participants de la société civile sont issues de 17 pays d’Afrique

Les participants de la société civile sont issues de 17 pays d’Afrique

Des organisations de la société civile issues de 17 pays d’Afrique francophone et réunies au sein de l’OAFRESS (organisation d’Afrique francophone pour le renforcement des systèmes de santé et de la santé) ont lancé ce 10 février 2016 à Ouagadougou au Burkina un appel à l’endroit de leurs pays. Ces derniers seront représentés à la Conférence de haut niveau sur la vaccination les 24 et 25 février.

L’appel, matérialisé lors d’un point de presse, porte notamment sur deux points essentiels, selon Sylvestre Tiemtoré, coordonnateur du SPONG (Secrétariat permanent des organisations non gouvernementales). Il s’agit d’abord de la part de budget accordée à la santé.

Selon Sylvestre Tiemtoré, la plupart des pays francophones d’Afrique « réservent au mieux 5% de leurs budgets nationaux à la santé ». Ce niveau est loin des engagements pris par les Etats à Abuja en 2001 d’allouer au moins 15% des budgets. La société civile appelle donc les Etats à préparer un nouveau plan pour atteindre dans les prochaines années ce taux. L’argument avancé par les organisations est « qu’il est démontré que l’investissement dans la santé procure des bénéfices de santé individuelle et collective et des bénéfices économiques ».

L’autre point de l’appel des OSC concerne la participation effective et « personnelle » des ministres de la santé et des finances des Etats à cette conférence. Ceci montrera, selon la société civile, « un fort engagement politique pour faire de la vaccination une priorité de santé publique ».

Pour Sylvestre Tiemtoré, parlant au nom de la société civile, l’accès universel à la vaccination est l’un des facteurs nécessaires de la stimulation de la croissance économique. Elle est « l’une des solutions les plus rentables à l’échelle planétaire ». L’objectif de la rencontre d’Ethiopie aura pour objectif de mobiliser la ressource nationale comme moyen de financer la vaccination, indiquent les organisations de la société civile.

Les animateurs du point de presse de ce 10 février ont appelé également les organisations de la société civile à jouer leur partition en contribuant à la mise en œuvre des programmes de santé publique et à veiller au respect des engagements qui seront pris l’issue de la rencontre.